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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Bandits, Bandits (2024)

Publié le 7 Juin 2025 par Lurdo dans Aventure, Jeunesse, Fantastique, Religion, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, USA, UK, Canada, Nouvelle Zélande

Revisite en 10 épisodes du classique excentrique de Terry Gilliam, cette seule et unique saison de Bandits, bandits (la série a été annulée au terme de la saison 1) a été conçue et supervisée pour Apple TV par Taika Waititi (que l'on ne présente plus), Jemaine Clement (What We Do in the Shadows, Flight of the Conchords) et par Iain Morris (The Inbetweeners, Flight of the Conchords).

Une association de talents très décalés, pour un résultat qui porte clairement la marque de ses auteurs, pour le meilleur et pour le pire.

Bandits, Bandits (Time Bandits - 2024) :

Jeune garçon anglais passionné d'histoire, Kevin (Kal-El Tuck) découvre, lorsqu'un groupe de voleurs autoproclamés sort de son armoire, que sa chambre est un carrefour temporel où aboutissent de multiples portails menant à diverses époques. Les Bandits (Lisa Kudrow, Tadhg Murphy, Roger Jean Nsengiyumva, Rune Temte, Charlyne Yi), eux, sont poursuivis par l'Être suprème (Taika Waititi), à qui ils ont dérobé une Carte de l'univers leur permettant de trouver leur chemin dans les couloirs du temps, et par les démons du Chef du Mal (Jemaine Clement), qui veulent s'emparer de la Carte pour faire régner le Mal. Bien malgré eux, les Bandits se trouvent alors contraints d'emmener Kevin avec eux, d'époque en époque, pour espérer échapper à leurs poursuivants...

Dix épisodes qui suivent donc les mésaventures du jeune Kevin (tellement british) et de la bande de bras cassés qui constitue l'équipe des Time Bandits version Waititi : pas de nains, cette fois-ci, mais une équipe à la diversité très contemporaine (pas de panique, l'ensemble du personnel du Paradis est en grande partie composée de Maoris et de personnes de petite taille, ces dernières finissant par s'unir pour reconstituer une nouvelle équipe de bandits plus fidèle à celle du film), et à l'humour un peu plus moderne, lui aussi.

Au niveau du ton, en effet, si la série garde l'absurdité et les anachronismes du Time Bandits de Gilliam, l'humour est légèrement différent, plus noir et sarcastique, et repose aussi en grande partie sur un défilé des compères habituels de Waititi et compagnie, dans de nombreux petits rôles : on retrouve la distribution de Wellington Paranormal, notamment, mais aussi Mark Gatiss, Con O'Neill de Our Flag Means Death, Felicity Ward de The Inbetweeners et du The Office australien, Jonathan Brugh de What We Do In The Shadows, Rachel House de Hunt for the Wilderpeople, Jojo Rabbit et les deux Thor), etc... sans oublier Waititi en Dieu, et Jemaine Clement en Satan. 

Autant de visages familiers dans une série qui suit globalement les grandes lignes du film original, en prenant un peu plus de temps pour développer tous ses personnages, et en devenant brièvement une sorte de Sliders mâtiné de Doctor Who qui voit les Bandits débouler à une époque le temps d'un épisode, et repartir dans les couloirs du temps à la fin de celui-ci.

Des épisodes à l'intérêt inégal : le pilote envoie tout le monde à Troie et sur les navires de l'Impératrice chinoise, puis s'enchainent Stonehenge, l'Ère glaciaire, les Mayas, la Préhistoire, l'Angleterre en proie à la famine, l'époque de la Peste noire (avec des antivax amusants), le Harlem de la Prohibition, la demeure du Comte de Sandwich, le Mali du 14e siècle, à nouveau l'Ère glaciaire (mais avec une tribu de Néanderthals ayant appris l'anglais populaire avec la sœur cadette de Kevin), et les années 90...

Alors certes, c'est divertissant, mais le programme est aussi assez bordélique, et paradoxalement à la fois assez friqué (beaucoup d'effets numériques réussis) et fauché (beaucoup de décors font très studio, notamment dans la jungle des Mayas) : ce n'est pas forcément rédhibitoire, ça participe un peu au charme rétro des Time Bandits, mais ajoutez à cela un humour qui ne fait pas toujours mouche, ainsi que la kelleyrisation de Charlyne Yi à mi-saison (suite à des conflits IRL) et l'on se retrouve avec une série qui souffle un peu le chaud et le froid, et qui se conclue de manière un peu frustrante, sur un cliffhanger.

Ça se regarde, mais c'est probablement un peu trop marqué de l'empreinte de ses créateurs ainsi que de leurs qualités et de leurs défauts pour vraiment fonctionner à 100 %.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Tales from the Void, saison 1 (2024)

Publié le 27 Avril 2025 par Lurdo dans Anthologie, Horreur, Fantastique, Science Fiction, Les bilans de Lurdo, Télévision, Canada, Review, Critiques éclair, Walpurgis, Thriller

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Tales from the Void, saison 1 (2024) :

Six épisodes pour cette anthologie canadienne diffusée sur Screambox et adaptée des histoires de redditeurs publiées sur le subreddit r/nosleep (et mises en avant par le podcast du même nom). Au programme, des épisodes à la durée très variable, suivis d'une interview du redditeur à l'origine de l'histoire adaptée (une séquence n'ayant pas un grand intérêt en soi, d'autant que tout le monde est ravi du résultat final ou de l'histoire de base, qui laissent pourtant fréquemment à désirer).

- 1x01 - Into The Unknown : Dans une banlieue isolée, un mystérieux carré noir apparait, flottant au dessus du sol, et attirant la curiosité des habitants du quartier...

Joe Lynch à la réalisation d'un segment pas désagréable visuellement, mais qui peine à bien établir les rapports de force en présence, propose une caractérisation jamais totalement crédible, se concentre étrangement sur le "boss" du coin, et finit par singer un peu Under The Skin dans les visuels de son final en queue de poisson. Bof. Et puis honnêtement, l'interview en post-show est tellement déconnectée du résultat (tant l'auteur que le podcaster parlent de thématiques totalement absentes et de personnages supposément terre-à-terre et réalistes... alors que pas du tout) que ça n'aide pas.

- 1x02 - Fixed Frequency : Des adolescents désœuvrés passent leurs nuits en vélo à pirater les fréquences des moniteurs bébés du quartier, pour faire peur aux jeunes parents. Jusqu'à ce qu'ils tombent sur un tueur en série, qui les traque un à un...

Des jeunes en vélo dans une banlieue typiquement 80s, avec une musique rétro synthwave... ce n'est pas sur le plan de la forme que cet épisode fait preuve d'originalité. Sur le fond, ça fonctionne à peu près, et le concept est efficace (bien que très "histoire qu'on se raconte au coin du feu pour se faire peur" dans sa simplicité et même si ces 20 minutes semblent en durer 30 tant elles sont un peu répétitives). Pas mauvais, mais pas exceptionnel.

- 1x03 - Starlight : Un créateur de contenu raté, égocentrique et obsédé par la célébrité accepte de participer à un quizz télévisé, mais finit par réaliser que sa vie est en danger...

Bof. Un récit pas très original, qui téléphone beaucoup ses effets, un acteur principal qui aurait mérité d'être mieux dirigé, et un tout un peu sous-développé et basique.

- 1x04 - Carry : Un jeune couple de grenouilles de bénitiers attend un enfant, mais lorsque ce dernier s'avère malformé, le problème de l'avortement se pose...

Tout un récit assez balourd sur la religion et l'avortement à l'Américaine, avec une réalisation en plans débullés, et un récit totalement premier degré sans grand chose de fantastique ou d'horrifique, à part deux plans et demi sur un bébé difforme en latex. À nouveau, un énorme bof.

- 1x05 - Plastic Smile : Une fillette en détresse vivant en compagnie de sa mère droguée se persuade qu'un bosquet tout proche est une porte vers le monde féérique...

Encore quelque chose de très moyen, plutôt bien interprété par la fillette, mais inutilement surchargé de moments et d'idées inutiles et forcées, notamment le gimmick de la VHS assez bancal, qui affaiblit le twist de fin.

- 1x06 - Whistle in the Woods : Une collégienne aventureuse et rebelle vient passer une après-midi dans la famille de sa nouvelle meilleure amie, mais rapidement, elle découvre que toutes les nuits, à 3h03 du matin, une créature maléfique tente d'attirer cette famille à l'extérieur, dans la forêt.

Peut-être le seul segment vraiment réussi du lot, une histoire à mi-chemin du conte de fées, avec deux adolescentes sympathiques et qui sont crédibles, une créature intrigante, et une montée en puissance efficace.

- Bilan -

Un bilan assez simple - on ne s'improvise pas auteur de fiction, et être un redditeur assidu qui écrit de nombreux creepypastas ne garantit pas la qualité réelle de son travail littéraire.

Après, j'ignore quel degré d'adaptation ces récits ont subi, et si c'est la raison (en plus du manque de budget évident) de la médiocrité de la majeure partie de ces épisodes, mais... honnêtement, ce n'était vraiment pas terrible, tant dans le concept que dans l'exécution.

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Critique éclair #137 - In The Lost Lands (2025)

Publié le 25 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Fantastique, USA, Review, Allemagne, Critiques éclair, Canada

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

In The Lost Lands (2025) : 

Dans un futur post-apocalyptique, Gray Alys (Milla Jovovich), sorcière exauçant les souhaits de ses clients, est persécutée par l'Église qui sert le gouvernement. Pour exaucer le souhait de la Reine (Amara Okereke), elle recrute alors Boyce (Dave Bautista), chasseur de primes, pour l'aider à trouver et tuer un lycanthrope mystérieux apppelé Sardor. Traqués par l'Église, Alys et Boyce traversent alors les Lost Lands à dos de cheval, à la recherche de leur cible...

Dave Bautista a beau répéter en interview qu'il veut être pris au sérieux en tant qu'acteur et qu'il ne veut plus faire de films d'action ou de blockbuster décérébré... le voilà dans un film produit par Constantin Film (toujours un gage de qualité (!)), du maître es nanards Paul WS Anderson, qui met une fois de plus sa femme Milla Jovovich en vedette dans ce qui est supposé être une adaptation d'une nouvelle de George R.R. Martin.

On se retrouve donc avec un mélange de western post-apocalyptique, de fantasy et d'horreur, et l'on ne va pas y aller par quatre chemins : c'est mauvais.

Visuellement, c'est laid, de l'étalonnage numérique immonde, gris, délavé, cache-misère, avec des ralentis Snyderiens un peu partout ; la musique est tiraillée entre western, nappes de synthétiseur façon Zimmer, techno, etc ; le scénario est bordélique, avec une charge contre la religion, des intrigues de Cour à la Trône de Fer, une quête, des manipulations, des révélations télégraphiées, etc, le tout avec une structure brouillonne et décousue ; le casting des seconds rôles est médiocre, et si Bautista semble s'amuser, Milla est mono-expressive, tout le haut de son visage étant figé (ce qui ne l'empêche pas de botter le cul de tout le monde, comme à la "grande" heure des Resident Evil) ; et puis le montage n'aide pas, avec un rythme ultra-cut dans les scènes d'action et les ralentis que je mentionnais plus haut.

Bref, il n'y a pas grand chose à sauver dans tout ça, ça s'inspire de plein de trucs à droite et à gauche (j'aurais pu citer Mad Max, aussi) et c'est globalement suffisamment mal rythmé pour que les 1h40 du tout en paraissent beaucoup plus (notamment tout ce qui tourne autour de la nature du personnage de Bautista, un rebondissement téléphoné, au suspense éventé par l'intro du film).

1.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #107 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - Young Werther (2024)

Publié le 14 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Canada, Review, St Valentin

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Young Werther (2024) :

Werther (Douglas Booth), auteur excentrique et sarcastique issu d'une famille aisée, s'éprend de Charlotte (Alison Pill), une jeune femme aux nombreuses responsabilités familiales, mais découvre bien vite que celle-ci est fiancée à Albert (Patrick J. Adams), un homme sympathique mais totalement consacré à son travail. Werther décide alors de tout faire pour conquérir le cœur de Charlotte grâce à son charme débonnaire...

Adaptation libre d'un roman épistolaire allemand du 18e siècle écrit par Goethe, Young Werther se veut une comédie romantique décalée et ironique, premier film d'un artiste portugais, et... c'est un peu un calvaire à regarder.

Non seulement parce que le film est très maniéré (les images sont vignetées, c'est bourré de touches peu naturelles, notamment dans les dialogues), mais aussi et surtout parce que Werther est très antipathique, dès ses premiers instants (une intro "Je suis en train de me vider de mon sang, comment ai-je bien pu en arriver là ? Laissez-moi vous le raconter."), une sorte de manic pixie dream boy qui vient libérer Charlotte de son carcan familial le temps d'un film, un dandy hipster à la répartie contamment moqueuse, sans le moindre problème, et qui passe tout le film à raconter ses émois amoureux égocentriques à son meilleur ami Paul (Jaouhar Ben Ayed), germaphobe névrosé.

Je ne sais pas quoi dire d'autre : Alison Pill est toujours charmante, et très bien dans son rôle, mais tout le reste du film ne fonctionne pas du tout, une sorte de mise à jour forcée et bancale d'un récit très ancré dans son époque, et dont le protagoniste principale est à baffer de bout en bout.

1.5/6 

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Critique éclair #083 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - La Québécoise (2024)

Publié le 2 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Romance, Canada, Review, USA, St Valentin

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

French Girl (2024) :

Gordon Kinski (Zach Braff), professeur d'anglais à Brooklyn, accompagne sa petite amie Sophie (Evelyne Brochu), chef, à Québec, où elle retrouve sa famille, ainsi que Ruby Collins (Vanessa Hudgens), vedette télévisée de la discipline, et connaissance de Sophie. Mais tandis que Sophie passe des épreuves pour devenir l'une des employées de Ruby et assurer l'avenir de la ferme familiale, Gordon, lui, tente de s'adapter aux us et coutumes locaux, à sa future belle-famille... et aux sentiments qui existent toujours entre Ruby et Sophie.

Une comédie semi-romantique québécoise, mélange à 30 % de comédie romantique Hallmark, à 30 % de choc des cultures, et à 30 % de Mon beau-père et moi, avec un Zach Braff qui fait toujours du Zach Braff, une Vanessa Hudgens qui force un peu le trait en lesbienne rivale amoureuse de Braff, et pas mal de clichés du genre, pas forcément traités de manière ultra-originale.

En soi, ce n'est même pas mauvais, c'est simplement très générique (au point que l'on a fréquemment envie de faire avance rapide sur les moments d'humour "cringe" télégrapiés où Braff s'humilie auprès de sa belle-famille), et assez daté, notamment au point de vue de la musique (Aznavour, Claude François, Charlebois, etc), en plus de fusionner bizarrement France et Québec, ne serait-ce que dans le titre même du film.

Bref. C'est très oubliable, en fait.

2.75/6 

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