Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...
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The Bride! (2026) :
Dans les années 30, à Chicago, la créature de Frankenstein (Christian Bale) rend visite au Docteur Euphronius (Annette Bening), afin de lui demander son aide dans la création d'une compagne. Lorsque celle-ci, Ida (Jessie Buckley), est choisie et revient à la vie, elle s'avère rebelle et incontrôlable, possédée par l'esprit de Mary Shelley, et bien décidée à profiter de cette nouvelle existence aux côtés de Frankie, comme des Bonnie & Clyde revenus d'entre les morts...
Une relecture féministo-iconoclaste-riot-grrrl-me-too de la Fiancée de Frankenstein, écrite et réalisée par Maggie Gyllenhaal, et qui, pendant près de deux heures, s'avère assez... compliquée.
Compliquée à regarder, surtout, puisque j'ai dû m'y reprendre en plusieurs fois, jetant en partie l'éponge au bout de 30 minutes, à chaque fois. Le film est en effet assez bordélique, mélange de genres, s'ouvrant sur Buckley (en Mary Shelley) cabotinant en gros plan et décidant de posséder Ida, afin "d'écrire la suite qu'elle a toujours voulu écrire" : un gimmick d'écriture et de narration totalement inutile, à la limite du prétentieux, et qui transforme un temps Ida en victime d'un syndrome de tourette littéraire (avec option dictionnaire des synonymes).
Malgré l'investissement total de Buckley dans ses personnages, Ida reste une rebelle trashouille et antipathique du début à la fin du film, une femme opprimée et victime d'une société misogyne et violente, une punkette avant l'heure dont les actions et la rebellion vont rapidement inspirer toute un gang de copycats (Joker n'est pas loin), et qui est ainsi suivie dans ses méfaits par la créature de Frankenstein, un monstre transi d'amour prêt à tout et à tous les mensonges pour garder les faveurs d'Ida.
Le film part donc dans tous les sens avec quelques numéros musicaux, une partie polar totalement inutile (avec le mari de Gyllenhaal en flic accompagné de Penelope Cruz en inspectrice contrainte de se faire passer pour son assistante pour obtenir un peu de respect de leurs collègues), des passages dans les bas-fonds de la ville, une fuite en avant du couple poursuivi par les autorités, une obsession de Frankie pour un acteur hollywoodien à la mode (joué par Jake Gyllenhaal), et une fin tragique, mais pas trop.
Le tout écrit sans grande subtilité, avec un message féministe pataud, et une Jessie Buckley qui joue tout à fond, à la limite de la théâtralité abusive.
Je n'ai donc pas vraiment accroché, et c'est le moins que l'on puisse dire. C'est trop éparpillé, trop pataud, trop criard et trop barré pour moi - même si certains me rétorqueront que c'est justement là tout ce qui fait l'essence du film.
1.5/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...
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