Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...
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Nightborn (2026) :
Peu de temps après leur arrivée dans le vieux chalet délabré de leur famille, construit au milieu des forêts finlandaise, Saga (Seidi Haarla), finnoise, se découvre enceinte de son époux Jon (Rupert Grint), anglais, suite à leurs ébats enthousiastes en pleine forêt. Mais les bois de Finlande cachent de nombreuses forces surnaturelles, et bien vite, le bébé du couple s'avère particulièrement incontrôlable, bruyant, et intrinsèquement lié à la nature sauvage, au point de ne se nourrir que de viande et de sang. Pour Saga, c'est là le début d'une spirale infernale...
Mouais. Formellement, cette coproduction européenne distribuée par Shudder n'est pas désagréable, avec une bande originale immédiatement identifiable du fondateur du groupe Apocalyptica, et un récit totalement empreint de folklore finlandais... mais c'est peut-être aussi là que le bât blesse. Car ces histoires de changelins, de bébés maléfiques, de folklore nordique sur les esprits de la forêt, autant j'aime bien sur le papier, autant dans les faits, ça ne fait jamais vraiment preuve d'une folle originalité.
Ici, on est donc dans la métaphore de la dépression post-partum, du rejet du bébé considéré comme un monstre qui vous vide de tout, de la transformation de son corps que l'on trouve immonde après la grossesse, de la métamorphose de la mère en bête prête à tout pour défendre son petit, etc : c'est assez classique, la grossesse comme phénomène quasi-surnaturel a déjà été traitée dans pas mal de films, que le bébé soit démoniaque, extra-terrestre ou autre.
Le côté très finlandais du tout, lui, est à la fois un avantage et un inconvénient, comme dans cette interprétation très inégale, dans laquelle s'entrechoquent les styles de jeu, surtout en langue anglaise : ça crée un décalage, une sorte de malaise, mais ça peut aussi sortir du récit, malgré les efforts de l'interprète principale.
Et puis, outre son aspect pratique pour les effets spéciaux, le fait de cacher constamment le visage du bébé à l'écran est clairement pensé comme significatif (Saga refuse de l'humaniser, le qualifie de "ça", et donc on ne le montre pas comme un vrai bébé, mais comme une créature sinistre... du moins, jusqu'à la fin), mais c'est plus maladroit et forcé que réellement probant.
Après, si l'on n'a pas trop vu de film similaire avant, ça passe. Personnellement, j'ai trouvé le tout un peu attendu et classique, malgré quelques moments intéressants.
2.5/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...
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