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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

Halloween Oktorrorfest 2026 - Les bilans de Lurdo - Widow's Bay, saison 1 (2026)

Publié le 11 Octobre 2026 par Lurdo in Apple, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Widow's Bay, saison 1 (2026) :

Sur la petite île de Widow's Bay, en Nouvelle-Angleterre, Tom Loftis (Matthew Rhys), le maire de la bourgade, se démène pour que sa communauté connaisse la prospérité, et devienne une attraction touristique digne de ses voisines plus célèbres. Seul problème : Widow's Bay est l'épicentre d'innombrables phénomènes paranormaux et menaçants, conséquences d'une malédiction qui frappe les lieux depuis l'époque coloniale. Avec sa fidèle assistante Patricia (Kate O'Flynn) et l'aide d'un marin bougon (Stephen Root), Loftis va alors tenter de percer à jour le mystère de cette malédiction ancestrale... quand bien même il n'y croit pas une seconde.

Une production Apple Tv en dix épisodes d'une trentaine de minutes, situés au croisement de Stephen King, de John Carpenter, et de Parks & Recreation (la showrunneuse était l'une des scénaristes de la sitcom de Daniels et Schur), pour un programme présenté comme une comédie horrifique, immédiatement encensée par la presse et les spectateurs, encore un de ces classiques instantanés du genre comme Apple Tv semble les attirer, multi-récompensée aux Emmys comme si c'était un chef d'œuvre télévisuel.

Alors qu'en réalité, si la série est ma foi fort sympathique et constitue un visionnage idéal en ces temps de citrouilles et de feuilles qui tombent, elle est aussi relativement inégale et assez déséquilibrée dans son mélange fantastique et comédie : la série est vendue comme une comédie horrifique, mais très honnêtement, on est plus dans du 30 % comédie, 70 % épouvante/horreur, quoi qu'en disent les ardents défenseurs du programme (qui t'expliquent que si tu n'as pas éclaté de rire à chaque scène, c'est que la série est trop subtile et intelligente pour toi).

Les premiers épisodes de la série posent ainsi les bases du show : des phénomènes sinistres qui se multiplient (une dame blanche, un hôtel hanté), une île qui se réveille, et des responsables municipaux pas très compétents (c'est là que l'on retrouve le côte Parks & Rec), en premier lieu desquels le Maire, couard, sceptique mais dévoué à sa municipalité.

Il faut cependant attendre le quatrième épisode, un quasi-épisode unitaire ressemblant fortement à un récit anthologique, pour percevoir le potentiel du programme : avec un épisode consacré à Patricia, l'assistance paumé et solitaire, embarquée dans l'organisation d'une soirée pour la communauté, Widow's Bay touche quelque chose d'intéressant, à défaut d'être particulièrement surprenant ou inédit.

Et puis, progressivement, après une parenthèse "le maire prend des champignons" pas très drôle, l'intrigue de fond se met en place et reprend le devant de la scène : la malédiction qui touche l'île, les raisons de cette malédiction, avec notamment un épisode flashback très premier degré se déroulant entièrement à l'époque coloniale, et mettant en scène Hamish Linklater en maire effrayant, et Betty Gilpin dans le rôle de sa nouvelle épouse fraîchement arrivée sur l'île.

À partir de là, la série trace sa route jusqu'au final, déroulant des menaces plus ou moins efficaces (la tempête est réussie, la menace posée par Linklater nettement moins), s'autorisant des digressions discutables (tout un épisode à nouveau centré sur Patricia confrontée à un ersatz de Jason Vorhees/Michael Myers, dans ce qui ressemble par moments presque à du Scary Movie), et se concluant de manière assez prévisible, par une fin semi-ouverte directement liée à l'un des éléments les moins probants de la série : la relation compliquée de Tom avec son fils adolescent rebelle.

Dans l'absolu, Widow's Bay est un programme agréable à suivre, et particulièrement approprié, par son atmosphère, à cette période automnale. Mais en tant que série comico-horrifique, elle reste un peu timide, hésitant à pousser plus loin les curseurs de l'épouvante et de l'humour (et quand elle le fait, ça donne un pastiche de slasher pas ultra-inspiré).

C'est probablement une histoire de curseurs à bien positionner, et nul doute qu'une saison 2 devrait être plus frontale et assumée : dans l'intervalle, Widow's Bay, c'est sympathique, sans plus.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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