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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

musique

Critique éclair #119 - Joker : Folie à deux (2024)

Publié le 10 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Drame, Musique, Critiques éclair, USA, Review, DC, Thriller, Romance

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Joker : Folie à deux (2024) :

Désormais emprisonné à l'asile, Arthur Fleck (Joaquin Phoenix), neurasthénique, est sur le point de passer au tribunal pour tous ses crimes, lorsqu'il rencontre Lee Quinzel (Lady Gaga), une autre détenue, pyromane, dont il s'éprend soudain. Ensemble, le couple va alors connaître une romance intense et compliquée, qui va amener Fleck à faire le point sur son identité réelle...

Mouais. Une suite inutile à un film qui l'était déjà fortement (tout en étant relativement regardable pris comme un DC Elseworlds ou un hommage pataud à Scorsese), ce Joker II décide, sans réelle justification narrative, de s'improviser comédie musicale (du moins, dans la mesure où un film où les personnages murmurent/chuchotent leurs chansons en étant à peu près justes peut s'appeler une comédie musicale...), et de se poser comme une sorte de réponse à une certaine catégorie de fans du premier film, qui se sont reconnus dans le personnage du Joker et l'ont célébré.

Ici, le Joker/Arthur est clairement (et plus que jamais) présenté comme un malade mentale pathétique et maladif, dont les fans sont probablement plus atteints et dangereux que lui. À l'image de Lee, une relecture d'Harley Quinn en mode "fille de bonne famille fangirl qui pousse Arthur pour qu'il soit le Joker qui a su capturer son imagination et son cœur", mais qui finit par le lâcher totalement dès lors qu'Arthur assume publiquement que le Joker n'est qu'un déguisement, et qu'il est bien un loser incel fragile tant mentalement que physiquement, voire une victime (une "prise de conscience" qui intervient après qu'il se soit fait violer et tabasser par les gardes à l'asile... mouais).

On se retrouve donc avec, pendant la première heure, une romance bancale qui redonne espoir à Arthur peu de temps avant son procès, une romance parsemée de chansons peu probantes ; et puis, dans la deuxième heure, on a un film de procès mollasson et terne, pas très convaincant non plus, qui propose peut-être la séquence musicale la plus travaillée du film, dans le tribunal. Mais constamment, on a l'impression que le métrage n'ose paradoxalement rien : il ne va pas à fond dans les séquences musicales, il reste toujours trop timide, et finit par botter en touche, lorsque Fleck se fait poignarder par un autre patient d'Arkham après que ce dernier lui ait raconté une blague. Fleck se vide de son sang et décède, pendant que l'autre patient, en arrière-plan, éclate de rire et se fait un sourire de Glasgow au couteau, à la Heath Ledger.

Un peu comme un message de Todd Phillips destiné aux fans de comics frustrés, et qui enterre un peu plus le premier film : "c'est bon, vous êtes contents, Fleck n'était pas le vrai Joker, vous pouvez vous calmer".

Mouais. Pas surprenant de voir que le film a fait un flop, et que les fanboys du premier Joker, au protagoniste perçu comme un symbole anarchiste, révolutionnaire et anti-système, ont vite fait de se détourner de ce second volet.

2/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #117 - Wicked (2024)

Publié le 5 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Musique, Fantastique, USA, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Wicked (2024) :

L'origine d'Elphaba (Cynthia Erivo), la mythique Sorcière de l'ouest d'Oz, et de son amitié avec Glinda (Ariana Grande), la bienveillante Sorcière du sud, avant qu'Elphaba ne soit crainte dans tout le royaume...

Adaptation de la comédie musicale elle-même librement adaptée du roman Wicked (précurseur de cette vague d'adaptations déconstruisant des oeuvres et des contes de fées classiques en présentant le point de vue du méchant et en tentant de le nuancer) et qui s'attaquait en l'occurrence au Magicien d'Oz de L. Frank Baum, Wicked arrive après un development hell conséquent, filmé par John M. Chu, et proposant, au premier abord, un métrage clinquant et sirupeux, guère engageant pour le non-fan que je suis.

Et si, effectivement, la facette musicale du métrage n'a guère convaincu le novice de Wicked que je suis (je ne connaissais que les deux grosses chansons titres, effectivement accrocheuses, mais la bande originale est, au mieux, passable), le reste de cette comédie musicale décomplexée m'a agréablement surpris.

On est en terrain assez familier : Harry Potter x Galavant x Le Magicien d'Oz (sans citer les films influencés par le succès de Wicked sur scène, comme Maléfique et compagnie), mâtiné d'un propos sur les différences et les inégalités - propos auquel je ne m'attendais pas, je dois dire, notamment en ce qui concerne les animaux qui parlent, et qui malheureusement finit par faire d'Elphaba une défenseuse incomprise des opprimés, une social justice warrior qui s'indigne, défend l'égalité des droits, se révolte pour la cause animale, et devient une terroriste aux yeux du monde - pas forcément une caractérisation très subtile ou intéressante, du moins en ce qui me concerne.

Heureusement, il existe, en filigrane et pendant tout le film, un côté slapstick et comique qui m'a agréablement surpris, avec en particulier une Galinda/Ariana Grande renouant totalement avec ses années sitcom, toute en mimiques, en poses improbables, en gestes exagérés, etc. Alors j'ignore quelle part provient de la comédie musicale, de l'écriture de l'une des deux coscénaristes venue du milieu des sitcoms, ou de l'interprétation des actrices, mais ça fonctionne, et ça évite que Wicked ne soit pompeux ou trop sérieux pour son propre bien.

Ça n'évite cependant pas les passages musicaux insipides qui s'enchaînent, mais ça les fait plutôt bien passer, d'autant que la direction artistique et les décors offrent suffisamment de visuels spectaculaires et intéressants pour que le spectateur ait toujours de quoi rester intéressé (merci les effets spéciaux made in ILM).

Comme je le disais, donc, je n'attendais absolument rien de ce Wicked sur la base de sa bande-annonce ou de sa réputation... et je mentirais en disant que je vois là le classique absolu que ses fans et les médias encensent régulièrement. Mais pour peu qu'on ne soit pas réfractaire aux comédies musicales, ça passe plutôt bien (même si j'ai de gros doutes sur la pertinence d'une suite...)

3.75/6 

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Critique éclair #098 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - A Piece of my Heart (2019)

Publié le 9 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Musique, St Valentin, Suède, Review

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A Piece of my Heart (En del av mitt hjärta - 2019) :

Isabella (Malin Åkerman), cadre supérieur dans la finance, à Stockholm, revient dans sa ville natale à l'occasion de l'anniversaire de son père, et découvre qu'elle est involontairement responsable de la fermeture de l'usine locale et de la mise au chômage de bon nombre de ses proches et amis d'enfance. Pire : son amour de jeunesse, Simon (Christian Hillborg), est sur le point d'épouser Molly (Shima Niavarani), autrefois sa meilleure amie, et cela réveille les sentiments qu'Isabella pensaient enfouis depuis bien longtemps...

Une comédie romantico-musicale suédoise qui propose une ambiance un peu différente, celle de l'humour nordique et de la Suède au milieu de l'été.

Pas désagréable à regarder, notamment parce que tout le monde y met du sien, même si je dois bien avouer que je ne suis pas ultra-convaincu par la musicalité de la langue suédoise chantée, et que les chansons du film ne seront pas toutes du goût de tout le monde (certaines sont sympathiques, d'autres très kitschs).

Par contre, c'est peut-être un peu long pour ce que ça raconte (près de 2 h), mais la mise en scène des numéros dansés est efficace, et ça se regarde.

3.75/6

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